Aime ce que tu fais

Je travaille trop. Comme toujours.


Il y a un programme enregistré en moi que, malgré la conscience et les efforts de reprogrammation, je n’arrive pas à bypasser. Je travaille encore trop. Ce n’est pas l’exemple que je veux donner, ni à mes enfants ni à mes employés. Je ne fais pas l’éloge des longues heures passées au bureau. Je suis convaincue que moins c’est mieux et j’ADMIRE les personnes qui arrivent à créer un réel équilibre dans leur vie. À condition que cet équilibre soit réel! Chez certaines, c’est un miroir aux alouettes. Leur vie n’est pas équilibrée, elle est juste plate. Mais chez d’autres, une réelle tempérance s’est installée. Elles sont arrivées à « lisser » un peu les Up & Down de la vie, à en faire une énergie qui circule librement, sans trop de heurts ou de contraintes. Pas moi. Pas encore en tout cas.


Ne vous trompez pas! Je n’ai rien contre quelques montagnes russes occasionnelles! Les vertiges des up & down, s’ils sont espacés de faux plats ou haltes ici et là, donnent du relief à l’existence, permettent de goûter une plus vaste palette d’émotions (e-motion, énergie en mouvement). C’est à travers elles que la vie circule. Autant de remparts à la sécheresse qui finit par immobiliser, tuer.


Quand je prends conscience de mon rythme encore effréné, je me convaincs toujours que c’est juste une passe. Quand ce projet-là sera fini, je pourrai prendre un long weekend de congé, j’aurai le temps de regarder le soleil se coucher. Mais chaque fois c’est la même chose! Quand le projet est fini, il y en a encore 2, 4, 10 en route qu’il me faut encore finir... Et la roue tourne comme ça. Et les saisons passent. Et les projets s’enchainent, commencent et se terminent parfois même sans que je m’en rende compte vraiment.


C’est ça le plus triste en fin de compte. Si au moins, je vivais chaque projet pleinement!

Peut-être que c’est justement là que la fatigue s’installe? Quand la roue tourne et qu’on est tellement concentré à juste tourner qu’on ne s’en aperçoit même pas!


Cela me rappelle une phrase que j’ai lue cet hiver et qui a commencé à faire bouger quelque chose en moi. Alors que je cherchais, depuis de nombreuses années, à davantage faire ce que j’aime, je suis tombée sur la phrase « aime ce que tu fais ». À ce moment, j’ai eu comme un éclair de lucidité : ma recherche était mal orientée. Et vaine. Je devais arrêter de chercher comment faire PLUS des choses que j’aime (y en a déjà amplement), mais plutôt me mettre à AIMER PLUS ce que je fais maintenant. Aimer le projet et les personnes qui y participent. Aimer les découvertes que j’y fais, aimer MÊME ses difficultés, sa trop grande intensité, les petits conflits qu’il génère. Faire de chaque tâche ou projet, un espace d’amour. Mettre du cœur au ventre comme on dit. Ah! Tiens! On dirait que cet adage prend tout à coup un nouveau sens. Tout à coup, avoir du cœur au ventre ajoute de la souplesse, de la douceur, au lieu de la rigueur que j’y avais toujours perçu.


Je ne savais pas où je m’en allais, en commençant ce texte tantôt. Je ne sais pas non plus comment le finir! LOL! Il me vient cette pensée, ce commandement : « Aujourd’hui, fais grandir ton cœur jusque dans tes bras, dans tes mains et mets de l’amour dans chaque geste que tu poses. Aujourd’hui, AIME ce que tu fais ».



Valérie Jacob

Accompagnatrice stratégique &

accélératrice de transformation

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